Le plus ancien hôtel-restaurant de Belgique — plus de 250 ans d'hospitalité au bord de l'Amblève.
En 1768, sur la route reliant Liège aux profondes forêts des Ardennes, un relais de poste ouvre ses portes au bord de la rivière Amblève, à Remouchamps. Les diligences s'y arrêtaient pour changer de chevaux, permettant aux voyageurs de se restaurer et de trouver un lit pour la nuit.
Depuis, sans aucune interruption, huit générations de la famille Daussaint-Bonhomme se sont transmis les clés de la maison — un record national que nul autre établissement ne peut revendiquer.
Huit générations de la famille Daussaint-Bonhomme se sont succédé au bord de l'Amblève. Voici leur histoire, racontée à travers les archives et les photographies conservées par la famille.
En 1768, sur la route reliant Liège aux Ardennes, un relais de poste ouvre ses portes à Remouchamps. Les diligences s'y arrêtent pour changer de chevaux, et les voyageurs y trouvent le gîte et le couvert.
La plus ancienne photographie conservée de la maison, montrant le site de l'Hôtel des Etrangers tel qu'il se présentait aux villageois et voyageurs en 1882.
Les cochers patientent auprès de leurs attelages en attendant le retour des visiteurs venus se rafraîchir à l'hôtel après leur découverte de la grotte toute proche — déjà, à l'époque, une étape incontournable de la vallée.
La fin du XIXᵉ siècle transforme Remouchamps : la découverte de la grotte attire des visiteurs de toute l'Europe, et l'arrivée du chemin de fer désenclave la vallée. L'hôtel, déjà réputé pour son confort et ses lumières électriques, devient une étape prisée de la vallée de l'Amblève.
Passé maître dans l'art culinaire, Urbain Bonhomme reprend la cuisine de la maison familiale. Sa réputation dépasse bientôt les frontières du village : la truite au bleu, les écrevisses et les homards « façon Bonhomme » deviennent la signature de la maison.
Accompagné du baron de Crawhez, bourgmestre de Spa, le Roi Albert Iᵉʳ est reçu par Henri Bonhomme, propriétaire de l'Hôtel des Etrangers. Urbain Bonhomme prépare le dîner, servi dans la grande salle à manger. Satisfait de son accueil, le souverain signe le Livre d'Or de l'hôtel avant de repartir visiter la grotte voisine.
La réputation de la maison, renommée pour ses écrevisses et ses homards « façon Bonhomme », franchit les frontières. Le Duc de Guise, le Comte et la Comtesse de Paris, et bien d'autres hôtes de marque font halte à Remouchamps et signent, à leur tour, le Livre d'Or de l'hôtel.
Artistes, comédiens et coureurs automobiles se pressent aussi à l'hôtel : Fernandel, Mistinguett, Pauline Carton, Juan Manuel Fangio ou encore Douglas Fairbanks sont cités parmi les visiteurs de marque dans les souvenirs de la famille.
« Ce fut un chef d'œuvre d'art culinaire, de savante organisation et de bon accueil. »La presse, à propos d'un banquet donné à l'hôtel — 21 juin 1936
En 1937, l'Hôtel des Etrangers devient le premier établissement de la vallée de l'Amblève distingué par une étoile au Guide Michelin — une reconnaissance conservée jusqu'en 1940. Après la guerre, la maison retrouve sa distinction et la conserve jusqu'en 1958, témoignage de la constance d'une cuisine familiale exigeante.
Perdreaux, faisans et gibiers de la région en saison, truites et écrevisses pêchées dans le Rubicon voisin ou dans les viviers : la tradition et les recettes familiales, où le beurre a toujours tenu une grande place, se perpétuent en cuisine de génération en génération.
L'hôtel emploie alors une trentaine de personnes — femmes de chambre, cuisiniers, garçons de salle, maître d'hôtel — presque toutes domiciliées au village. Urbain Bonhomme ne s'entourait que de personnel de la région, fier de travailler dans cette « maison familiale ».
Entourés du personnel de salle et de Freddy, le maître d'hôtel, Urbain Bonhomme et son beau-fils Edouard Daussaint incarnent la transmission d'une génération à l'autre — celle qui verra bientôt la maison traverser les années les plus sombres de son histoire.
Le 10 mai 1940, les armées allemandes envahissent la Belgique ; dès le lendemain, les premières troupes arrivent à Remouchamps. Le 2 juin 1940, un avion anglais bombarde l'Hôtel du Centre, tout proche, entièrement sinistré. Durant quatre années d'occupation, l'Hôtel des Etrangers sert de lieu de transit provisoire pour des aviateurs alliés et prend part, à ses risques, à plusieurs faits de résistance.
Malgré les temps de disette, Madame Urbain Bonhomme organise à la veille de la Saint-Nicolas un goûter pour les enfants du village dont les pères étaient mobilisés, prisonniers ou tombés au combat. Pâtisseries, biscuits et chocolat chaud restent, pour beaucoup, un souvenir marquant de ces années difficiles.
Les troupes américaines entrent à Remouchamps et s'installent sur l'ensemble du territoire communal. L'Hôtel des Etrangers est réquisitionné par l'État-Major américain, puis par les services de contre-espionnage — jusqu'à l'offensive allemande des Ardennes, en décembre 1944.
Urbain Bonhomme s'éteint le 24 mai 1958. Sa fille, Nelly Bonhomme, reprend les rênes de la maison avec son époux Edouard Daussaint, hôtelier à Rochefort. En 1997, leur fils Bernard Daussaint prend à son tour la direction du Royal Hôtel-Restaurant Bonhomme et entreprend les rénovations qui moderniseront progressivement chambres, salles de bain et lieux communs.
Nous sommes le plus ancien hôtel-restaurant de Belgique à compter huit générations d'une même famille. Aujourd'hui, c'est Stéphanie Daussaint qui a repris l'hôtel et le restaurant, épaulée par ses parents Bernard et Nathalie — perpétuant, plus de 250 ans après 1768, cette même tradition d'accueil au bord de l'Amblève.
Le nom « Bonhomme », qui avait cédé la place à « Royal Hôtel des Etrangers », a repris sa place naturelle en 1997. Il porte aujourd'hui l'histoire de huit générations — et continue de s'écrire, un accueil à la fois.
Huit générations plus tard, la même famille vous accueille au bord de l'Amblève. Venez y ajouter votre propre chapitre.
Le Royal Hôtel Restaurant Bonhomme à Remouchamps est le plus ancien hôtel-restaurant de Belgique. Fondé en 1768 comme relais de poste sur la route de Liège aux Ardennes, il est dirigé depuis plus de 250 ans par la même famille — les Daussaint-Bonhomme, aujourd'hui à leur 8ᵉ génération.
Le Royal Hôtel Bonhomme a accueilli de nombreuses personnalités au fil de son histoire : le Roi Albert Iᵉʳ de Belgique (le Roi-Chevalier), le Comte et la Comtesse de Paris, Mistinguett (reine du music-hall parisien), Fernandel (le plus grand comique du cinéma français), et Juan Manuel Fangio (quintuple champion du monde de Formule 1, de passage pour le Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps).